Poursuite du challenge 21 histoires vraies avant 2021… Et à nouveau, une histoire qui parle de la valeur d’un bien, mais cette fois, sous un angle inhabituel… Ça s’est passé il y a une dizaine d’années au moins. Et ça ne m’est pas arrivé à moi personnellement mais à F.. , une amie agent immobilier. Un monsieur envisageait de vendre sa maison et avait besoin d’une évaluation. F.. m’avait proposé de l’accompagner pendant la visite. C’est souvent utile de confronter deux points de vue sur la valeur d’un bien.  C’est un peu comme réaliser un crash-test : ça passe ou ça casse.

Les critères objectifs de la valeur d’un bien

C’est un après-midi d’automne. F.. et moi avons rendez-vous avec le propriétaire pour visiter la maison. Le quartier est agréable, calme et très recherché. Il y a un beau jardin exposé Sud… Ça commence bien. Pendant la visite, je fais des photos et F… pose les questions et prend des notes. La maison est parfaite sous tous rapports : bien pensée, bien construite, bien distribuée, bien entretenue et tout et tout… Pourtant quelque chose me dérange mais je ne sais pas quoi

Sur le chemin du retour, on débriefe avec F.. et on tombe d’accord sur une valeur comprise entre : 650 000 et 680 000 euros… 

Le poids de l’irrationnel 

Quelques jours plus tard, F.. a terminé de rédiger son avis de valeur et elle recontacte son client pour lui communiquer l’estimation. C’est à ce moment là que le propriétaire lui donné un “petit complément d’information” :

Je ne vous l’ai pas dit, parce que ça n’a rien à voir avec votre travail, mais ma femme s’est suicidée il y a deux ans. 

Pleine lune

 

Elle s’était pendue dans la cuisine… Ça fait froid dans le dos ! Bon, maintenant, revenons à nos moutons et au boulot de l’agent immobilier, parce que là, d’un coup, deux questions se posaient à F.. et moi :

  1. Dans quelle mesure un suicide (ou la mort d’une manière générale) impacte t-il la valeur d’un bien ? en toute franchise, des années plus tard, je n’ai toujours pas de réponse tranchée sur la question et vos points de vue en commentaires seront les bienvenus.. Tout ce que je peux vous dire c’est que pour quelqu’un comme moi qui prend son café seule dans sa cuisine à 6h du mat, c’est rédhibitoire. A contrario, heureusement, beaucoup se fichent pas mal de ce qui a pu se passer entre quatre murs, avant qu’ils ne les achètent. Sans doute n’ont-ils pas tort parce que, sauf dans le cas d’un logement neuf, comment savoir si des drames se sont déroulés avant notre arrivée  Si vous aimez les d’histoires maisons hantées, cliquez là 👻, vous allez être comblés !
  2. F.. devait-elle donner cette information à chaque visite et, le cas échéant, à quel moment ?Lorsqu’un client téléphone pour prendre rendez-vous et visiter ? En arrivant sur place ? En repartant ? Pas facile hein ? Je ne me souviens plus de que F.. avait fait à l’époque mais j’avoue être assez tentée de vous demander :
Et vous, qu’est ce que vous auriez fait ?

 

  •  

2 Comments

  • Babi dit :

    Ben y a des gentils fantômes aussi …. Casper par exemple !
    Sérieusement, chaque maison a une histoire mais personnellement je ne voudrais en aucun cas connaître mon futur donc pourquoi connaître le passé des autres. L’important c’est de se sentir bien dans une maison et quand on la visite on le ressent. Pour la mienne, s’il y a des fantômes ils sont certainement sympas car sinon cela ne ferait pas 20 ans que je m’y sentirais bien non ?

    • nathalie.miraglia@gmail.com dit :

      Ah oui… Je l’avais oublié Casper ! Le truc aussi, c’est que même sans fantôme, savoir que quelqu’un a mis fin à ses jours là où on espère bien vivre heureux, c’est pas très Feng Shui.. Parce que, y a pas à tortiller, une fois qu’on te l’a dit, tu ne l’oublies plus. Bref, ça ne facilite pas la vente et donc ça impacte bien la valeur de la maison.

Laisser un commentaire

VOUS NE DIREZ PLUS JAMAIS QUE VOUS NE CONNAISSEZ RIEN À L'IMMOBILIER